Sur les 2500 km2 de La Réunion, un millier seulement sont disponibles pour les activités humaines. Or, il y a déjà 770 000 Réunionnais en 2005, et le million sera dépassé en 2030...
La préservation de l’environnement passe par une meilleure maîtrise de l’espace aménageable, qui se réduit d’année en année dans une île soumise à une forte pression démographique, donc immobilière et routière. La mise en place d’un observatoire du foncier est une priorité aussi urgente, pour le CCEE, que celle d’un plan de circulation : l’étouffement des terres est aussi grave que celui des routes.
Un environnement préservé, sous un soleil tropical, n’est pas qu’un élément de confort : il peut aussi attirer des capitaux, notamment sous la forme d’activités touristiques : un autre domaine où le CCEE apporte son grain de sel, encourageant notamment la pratique d’un tourisme de proximité. La publication d’une étude sur les Loisirs et le tourisme sportif de nature à La Réunion en février 2004 s’inscrit dans cette logique.

Un million demain…
« Nous serons un million en 2020. Combien de décideurs ont une véritable vision prospective ? Fort peu ! Qui se rend compte qu’il va falloir construire, dans les vingt ans à venir, autant de logements qu’il y en a aujourd’hui ? Et qu’on va à la thrombose généralisée en mettant chaque année sur les routes des voitures qui représentent 150 Km, pare-choc contre pare-choc ?