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7 juin 2016
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La Conclusion des Experts

Les deux experts Dominique Cottereau et Francis Thubé qui avaient suivi et participé avec attention aux ateliers et aux restitutions sur les cinq thématiques ont fourni leur perception de l’EEDD à La Réunion avec un parallèle avec ce qu’ils étudient en Métropole et à l’Etranger.

Francis Thubé a rappelé la logique de fédérer des envies, des passions et des actes autour d’une stratégie régionale afin que « tous ensemble, vous soyez plus forts et plus sécurisés ».

Une série d’assises locales est mise en place entre 2017 et 2018 pour aboutir à un forum national en 2018.

Il a souhaité que la Réunion en fasse partie car « les spécificités et l’identité de l’île sont des richesses à apporter à l’extérieur, des trésors dont il faut faire profiter les autres ». Il retient « qu’ici, on s’autorise le droit à l’expérimentation ».

Dominique Cottereau se sent, « comme à la maison, sauf que les fenêtres sont un peu différentes ».

Partout, les problématiques sont les mêmes, indique-t-elle, tout comme les enjeux, les envies, les questionnements et les doutes.

Il faut rester vigilant selon elle car « l’EEDD perd de sa capacité à résister ».

Dominique Cottereau observe que la Réunion possède un « fort ancrage à l’identité », avec « une terre composée d’une mosaïque d’identités dont les frontières sont des entre-deux, ces zones les plus riches aux adaptations et aux métissages ».

Elle met en avant l’existence d’acteurs de ces métiers de l’intermédiaire (médiation, sensibilisation, communication, formation) demandant que les sciences « dures » et les sciences humaines et sociales travaillent de concert.

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Dominique Cottereau et Francis Thubé rendent leurs conclusions

Francis Thubé a mis l’accent sur la nécessité d’un mouvement collectif de formation, tant par la volonté des politiques que par le souhait de la population.

A son avis, le monde associatif est un très fort vecteur de diffusion et il croit beaucoup en « l’effet papillon ainsi qu’à l’action du colibri ».

Il est en cela soutenu par Dominique Cottereau pour qui plus on se co-forme, plus on devient expert et plus on monte en compétences ».

Tous deux pensent que les enfants n’ont pas à supporter l’entière responsabilité de l’éducation à l’environnement et au développement durable.

Il est bon, disent-ils de mixer des pratiques perdues de bon sens et le progrès, porteur d’énergies nouvelles car il faut être collectivement cohérents dans nos pensées et dans nos actions.

Ces deux experts ont enfin souligné que les volontés affichées durant ces trois jours doivent perdurer en maintenant le fil « tricoté » entre les acteurs.

Dominique Cottereau a clos la séance en rendant hommage au territoire : « ici, les pitons font grandir et j’adopte votre magnifique philosophie que les organisateurs résument pour leur part dans la formule suivante : "alon mèt ansanm" ! »

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