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19 octobre 2018
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Hommage à Daniel HONORE

Il y a comme cela des personnages qui constituent des figures tutélaires dont la disparition vous rappelle soudain, brutalement, que l’Homme est mortel.

Daniel HONORE faisait partie de ceux-là. Rarement l’expression « Zarboutan nout kiltir » aura été aussi proche de l’essence du personnage.

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Crédit photo Clicanoo

Militant politique, Daniel l’aura été incontestablement. Car vouloir défendre sa langue natale, le jeune adulte qu’il devient au début des années 60 découvre assez vite que c’est perçu comme un acte politique, voire subversif. Et au cours des années 70, 80 et peut-être même encore aujourd’hui.

Qu’à cela ne tienne, défendre l’identité réunionnaise sera son combat, quel que soit le sens qu’on lui prête, ses armes, la création, la mise en lumière et la pédagogie, autour des textes qui expriment cette identité.

Ce professeur de collège de lettres et d’anglais, pied de nez de fait à ceux qui considèrent que défendre sa langue signifie vouloir la disparition de toutes les autres, déclinera inlassablement fonker, zedmo, nouvelles, contes, romans pour promouvoir le créole auquel il consacrera même un dictionnaire.

Et parce que la transmission est la clé de tout, Il sera, de classes en colonies de vacances un conteur, un médiateur, in rakonter zistwar. De formations en stages divers, un passeur, transmettant aux nouvelles générations les clés de notre imaginaire créole.
Pour le Conseil de la culture, de l’éducation et de l’environnement, Daniel HONORE est, on aura beaucoup de mal à dire fut, plus qu’un compagnon de route. S’il fut lui-même, de 2005 à 2011, membre du conseil, Daniel n’avait pas attendu 2005 pour se mettre en dalonaz avec le CCEE, pas plus que 2011 n’a signé la fin de cette collaboration.

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Crédit photo JIR

Il est à l’origine du concours LanKReol, premier concours d’écriture ayant pour vocation d’encourager et de dynamiser l’écriture en créole réunionnais, porté par le CCEE, l’UDIR et la Ligue de l’Enseignement, mis en œuvre en 2004 et qu’Annie Darencourt et lui ont animé sans relâche au long de ces années. L’attribution des prix de la 15e édition, ce 27 octobre, aura lieu sans Daniel.

A sa femme, sa famille, ses amis et à la planète culturelle créole, le Conseil de la Culture, de l’Éducation et de l’Environnement présente ses sincères condoléances et s’associe à leur douleur.

Conseil de la culture, de l’éducation et de l’environnement

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