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27 mai 2015
Webmestre

Education populaire et accompagnement financier

L’éducation populaire et les individus en général en France ont « du mal à parler d’argent » Habitants de la Réunion de différents milieux sociaux, porteurs de projet associatif, créateurs d’entreprise et bien d’autres sont soumis au système économique traditionnel. Depuis la crise économique, des besoins se font sentir tant au niveau individuel qu’au niveau collectif (associations…).

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Les intervenants

Timidement, l’éducation populaire se positionne dans ce champ en développant des initiatives individuelles et collectives.

Des exemples de projets pertinents des acteurs du territoire ont été présentés durant cet atelier.

LE COMPTE NICKEL (Monsieur LE BOTERVE) : établissement de paiement révolutionnaire où le client bénéficie d’un compte sans banque. Destiné au public fiché en interdit bancaire ; cela s’est étendu par la suite à toute personne souhaitant bénéficier de ce service.

Sans engagement, il permet aux bénéficiaires de gérer son compte par internet, de retirer du liquide dans tous les gabiers après l’achat de son abonnement annuel (Master Card – 200 000 comptes créés en 2015). L’argent arrive sur le compte en temps réel ; ce qui ne lui permet pas de bénéficier de chéquier ni de découvert.

TAPAJ (Monsieur RAMALINGOM) : Le TAPAJ (Travail Alternatif Payé à la Journée) s’adresse à toute personne privée de résidence ; sans domiciles fixes, l’ensemble des personnes exclues de la société en général. Cela consiste en un dispositif qui permet de passer d’une logique de charité à un dispositif d’insertion sociale. Ce dispositif peut être mobilisé grâce à l’intervention d’un éducateur de rue ayant pour mission de détecter et d’accompagner les personnes.

Monsieur Ramalingom décrit la situation d’une personne privée de résidence fixe. Celui-ci vit dans la rue, sans emploi avec sa simple carte d’identité ; il a été en capacité de travailler à nouveau. La rémunération est égal à 2 voire 4heures maximum de travail en fin de journée. Un chèque emploi lui est remis dans la plus grande légalité (bulletin paie). Ce concept est né aux Etats Unis en 2000. Différentes sources de financement sont possibles d’être mobilisées par les collectivités ou le secteur privé.

REUNISEL (Madame SHERWIN) : association qui promeut un système d’échange économique local. Cela concerne 80 adhérents qui échangent des services contre des grains de sel (symbole d’une monnaie alternative). Tous les services ont une valeur particulière (exemple : 60 grains de sel équivaut à 1 heure de travail). Un catalogue répertorie les publics en demande de service est disponible sur le site internet REUNISEL.COM permettant de partager et d’échanger. Il s’agit d’une transition entre l’individu vers le collectif. Cette pratique ne relève pas de l’illégalité.

REUNION ACTIVE (M. SIOUNADAM) : Association de loi 1901 déclinant deux axes de développement :
- Donner du crédit à l’emploi : il peut être cautionnaire sur des projets de création d’entreprise. Des prêts peuvent être accordés (taux de 0 à 2%) aux associations.
- Accompagner au projet d’association et de création d’entreprise.

Il s’agit d’un service gratuit destiné aux associations, aux collectivités et aux entreprises.

COLLEGE COOPERATIF (M. TIREL) : Un besoin d’argent pour un projet ? Une tierce personne envoie un don contre un autre don, ou don avec contrepartie. DON CONTRE DON

Initiative privée de chef d’entreprise et de retraités permettant de mettre en place un financement participatif « POC POC.RE » sous réserve de correspondre aux critères de validations (entre 5.000 et 10.000 euros).

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Une participation active de l’assistance

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